FAHRENHEIT 451 : A CONSOMMER AVANT QU’IL NE SE CONSUMME

Célèbre livre de R. Bradbury, auteur de Science-fiction, Fahrenheit 451, nous dévoile une société aseptisée et dégagée de tout sentiment humain où tout est ignifugé. Ce roman est l’un des grands classiques de dystopie, cette vision future où les libertés individuelles sont prohibées. Une vision qui nous plonge dans des réflexions et sur nous-mêmes, nos comportements et notre société. Une belle critique de la société ou celle de demain que dénonce Bradbury.

Gallimard©
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Fiche Technique :

Wikipedia©
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  • Auteur : Ray Bradbury
  • Éditeur : Folio SF – Gallimard
  • Pages : 240
  • Date de parution : 11 octobre 2000 (première édition : 1951)
  • Prix : 5,80 €

Résumé :

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Lors d’une mission, il prend conscience que quelque chose ne va pas. Il a fallu qu’il brule une maison avec son habitante, qui ne voulait pas quitter ses livres, pour s’en rendre compte. Il vole un livre, puis plusieurs. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

Avis : 9/10 Un livre passionnant !

Que dire de ce livre …. C’est un livre qui m’a aspiré, que j’ai lu en une demie journée tellement je ne pouvais décrocher. On passe par une multitude de sentiments et de questionnements. Je pense que c’est un merveilleux roman d’anticipation qui peut s’adapter encore à notre futur. Aucun lieu n’est donné, on sait juste qu’on est en Amérique et que le pays à gagner des guerres grâce à l’arme nucléaire. Un détail important qui m’a frappé dans ma lecture sont les pompiers. En effet, ils allument des feux, les provoquent, alors qu’à « notre époque », les pompiers éteignaient les feux.

(« C’est vrai qu’autrefois les pompiers éteignaient le feu au lieu de l’allumer ? » p27) Ensuite, on accède aux habitations grâce à nos empreintes digitales, ce que l’on fait actuellement sur certains smartphones. Je pense que cette évolution est fort possible avec la maison connectée. Pour finir, il y a un chien robot appelé « Limier », pour moi, c’est un mélange entre un chien et une sorte de scorpion. En effet, cette bête renifle, comme si elle flair les gens « pas normaux », et attaque à l’aide d’un dard, ce qui fait penser à un scorpion. Le Limier représente aussi l’Etat, qui a le contrôle sur l’électronique et qui peut tout surveiller.

« Je ne pense pas par moi-même. Je fais simplement ce qu’on me dicte, comme toujours. » p127

L’action se fait lentement, en fait c’est en s’identifiant au personnage principal, Guy Montag et en comprenant sa vision, son point de vue que l’on avance pas à pas. Mildred, la femme du personnage principale me fait penser à moi étant plus jeune ou à ma grand-mère. C’est-à-dire, toujours devant la télé, comme si celle-ci nous happait. On peut y faire un parallélisme avec le film Requiem For a Dream, avec Sara, la mère d’Harry, qui souffre d’une addiction à la télé, en ne trouvant le bonheur qu’au travers de celle-ci.

Je trouve que le début est lent, mais c’est le temps pour que l’auteur décrive la société et ce qui en découlera. Le livre prend de la vitesse et du sens quand Montag découvre les livres. On y découvre de nouveaux personnages. Cependant, l’histoire arrive à son summum quand Montag est recherché et devient un fugitif…

Pour moi, même si Guy Montag est le personnage principal, le personnage qui a le plus de valeur dans cette histoire, c’est Clarisse. C’est grâce à elle, que le héros ouvre peu à peu les yeux et prend conscience sur le monde qui l’entoure. Nous avons ensuite Mildred, elle représente bien l’Humain en général. C’est-à-dire, celui qui a son petit confort, qui a peur de l’inconnu, du néant dans une enveloppe charnelle. Pour finir, nous avons Beatty, qui représente l’Etat et son régime totalitaire. Je ne vous dévoile pas le reste, c’est à vous de lire….

Bradbury a un style d’écriture assez particulier. A travers son écriture, je sens comme du pessimiste à propos de notre société. Pour cela, il fait beaucoup de métaphore qu’il transforme, rendant son écrit un peu poétique. Nous pouvons prendre l’exemple de Clarisse, qui veut dire Lumière. Je pense que ce roman doit être plus plusieurs fois. Même si le texte ne lui-même est facile à lire, il est difficile de déceler les messages profonds que laisse l’auteur. En effet ce n’est pas qu’une critique de l’humain et de la société, mais aussi aux libertés perdues.

Le genre Science-Fiction et anticipation commence à partir de cette époque. C’est dans cette période que nous voyant les œuvres telles que 1984 d’Orwell, Le Meilleur des mondes d’Huxley ou Le cycle des Robots d’Asimov naître. Bradbury nous offre une critique bien sombre et futuriste de notre société…

« Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire. »

Avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ? Cette lecture m’a frappé. J’ai pris conscience de l’importance d’avoir accès aux livres et à la culture.

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